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Grève de la carte Vitale. Qui se soucient des assurés et des patients

07/01/2015 14:04 par Laurent MAUPETIT

Après plus de 10 jours de grève, les syndicats de médecins appellent maintenant à une « guérilla » administrative qui doit faire « plier » le Gouvernement en refusant d’utiliser la carte Vitale qui permet la transmission électronique des feuilles de soins.

De son côté, l’Assurance maladie prévient qu’un retour à la transmission “papier” devrait se traduire par un allongement de plusieurs semaines – potentiellement de plus de deux mois - des délais de remboursements. Cette situation intervient alors que le seuil épidémique de gastro-entérite et de grippe pourrait être atteint dans les jours qui viennent.

La Fnath, associations des accidents de la vie, dénonce sans détour les dommages collatéraux qui ne manqueront pas d’apparaître pour les assurés sociaux, en particulier pour les populations déjà précaires, qui seront les premiers touchées par cette “guérilla”. Qu’il s’agisse des personnes handicapées, en affection longue durée, sans mutuelle ou encore les victimes du travail puisque certains syndicats de médecins proposent de renvoyer par la voie postale les formulaires d’accidents du travail.

Elle tient à rappeler à la « médecine libérale » que ce sont les cotisations sociales et les impôts de ces mêmes assurés qui lui permettent d’exister.


Cette énième violation des droits élémentaires des assurés - dont le remboursement rapide permet de lever les obstacles financiers dans l’accès aux soins – vient mettre à jour les effets pervers d’un système conventionnel au sein duquel le patient n’est qu’un « maillon faible » sur lequel tous les chantages peuvent s’exercer.

Pour la Fnath, ce n’est pas aux syndicats de médecins qu’il appartient de réformer le système de santé en retardant le remboursement des assurés mais bien au Gouvernement et au Parlement dans une démocratie digne de ce nom.

Les syndicats de médecins se trompent lourdement en croyant profiter d’une « guérilla » à « bon compte » puisqu’elle ne fera de victimes que dans les rangs des assurés qui ne seront pas remboursés et des personnels des Caisses qui seront surchargés de travail et de réclamations.

A l’heure où les personnes malades et handicapées sont les plus frappées par la crise économique et sociale, c’est un bien mauvais signal que d’aggraver encore leur situation.


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